Son rôle de leader, Zizou l'a étalé à la face du monde lors de cette campagne allemande. Réservé de nature, le capitaine des Bleus a su forcer son caractère pour montrer la voie à ses coéquipiers. Avant la pause, contre l'Italie, sentant ces derniers inhibés, il les invective, les encourage, les recadre, comme il l'avait déjà fait contre la Suisse en ouverture du tournoi. Comme par miracle, au retour des vestiaires, les Bleus sont transfigurés. Plus en verve, à l'image d'un Thierry Henry plus percutant, c'est lors des 45 dernières minutes que la France aurait pu, aurait dû, faire la différence.